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Suite de l’histoire de la Serbie

Sous la main de fer du maréchal Tito, qui était d’origine croate, le nationalisme serbe fut habilement neutralisé. En effet, le découpage des frontières yougoslaves ne permettait pas le regroupement du peuple serbe dispersé dans les républiques de Serbie, de Croatie et de Bosnie-Herzégovine. La Constitution yougoslave de 1974 accorde un statut d’autonomie à deux «provinces serbes», le et la ïvodine.

En 1987, Slobodan Milosevic prend la direction du Parti communiste serbe. Le 28 mars 1989, devenu président de la Serbie, il fait adopter une révision de la Constitution de la république de Serbie. Cette modification constitutionnelle prive les provinces du Kosovo et de la Voïvodine de l’autonomie dont elles jouissaient depuis 1974. Le gouvernement et le parlement du Kosovo sont suspendus par la Serbie en juin 1990 au nom de l’histoire serbe.

Tito (à droite sur la photo) à Drvar en mai 1944

Au moment de l'effondrement du pouvoir communiste en URSS, les communistes perdent les élections libres de 1990 en Slovénie et en Croatie, mais les gagnent en Serbie et au Monténégro. Fort de son pouvoir, le Parti socialiste serbe de Slobodan Milosevic met en place une dynamique dictatoriale

Pendant que des attentats meurtriers de l’Armée de libération du Kosovo se multiplient dans la province sécessionniste, l’armée fédérale intervient en Slovénie en juin 1991 puis en Croatie en novembre 1991.

En 1992, les républiques de Slovénie, de Croatie, de Bosnie-Herzégovine et de Macédoine font sécession.

La nouvelle République fédérale de Yougoslavie est formée en avril 1992, lorsque la sécession de la Slovénie, de la Croatie, de la Bosnie-Herzégovine et de la Macédoine, ainsi que la reconnaissance internationale et l'admission à l'ONU des trois premières (juin 1991- avril 1992) eurent consacré le démantèlement de l’ex-République fédérative de Yougoslavie.

La troisième Yougoslavie est composée présentement de deux républiques : la république de Serbie et la république du Monténégro.

Milosevic fut président de la république de Serbie de 1989 et président de la fédération yougoslave en 1997. Il du faire face à trois crises majeures: la violence institutionnalisée au Kosovo depuis 1989, la guerre civile de 1992 en Bosnie-Herzégovine entre Croates, Serbes et Bosniaques, et la guerre du Kosovo en mars 1999.

C’est Milosevic qui, en tant que président de la Serbie, appuya ses «frères» serbes de Bosnie-Herzégovine et voulut proposer en 1994 un plan de partage du pays avec la Croatie, mais c’est lui qui, en raison de l’intervention des États-Unis et de l’Union européenne, signa les accords de paix de Dayton en 1995.

Slobodan Milosevic, fait élire l’un de ses proches à la présidence de la fédération et  provoque sa chute en cas de désaccord. L’effacement du président fédéral devint tel que Slobodan Milosevic, en tant que président de la république de Serbie, fut le seul signataire des accords de Dayton (sur la Bosnie-Herzégovine), alors que la politique étrangère est, de par la Constitution, du ressort du président fédéral.

En juillet 1997, ne pouvant constitutionnellement pas briguer un troisième mandat présidentiel en Serbie,  Milosevic se fait élire président de la Yougoslavie par le Parlement fédéral.

Diverses mesures sont prises par la Serbie à l'encontre des nationalistes albanais du Kosovo: vagues d'arrestations de nationalistes présumés, répression à l’égard des civils… En 1998, la guerre commence au Kosovo entre Kosovars et Serbes. La communauté internationale veut imposer un plan de paix mais le président Milosevic le refuse, car il n’ accepte pas une force d’interposition internationale au Kosovo. Débute alors la guerre avec les forces de l’OTAN, suivie des représailles serbes contre les Kosovars qui subissent l’expulsion et l’épuration ethnique de mars à juin 1999.

En moins de 10 ans, Slobodan Milosevic a mené quatre guerres meurtrières en ex-Yougoslavie, entraînant la mort d’environ 200 000 personnes et fait déplacer plus de cinq millions de personnes

En mai 1999,  «le boucher des Balkans» Milosevic est inculpé par le Tribunal pénal international de La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Son arrestation a lieu le 1er avril 2001, le 28 juin 2001, l'ancien président de la Yougoslavie est remis au Tribunal de La Haye.

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